Immobilier : prix stables en province, en nette hausse à Paris, selon la FNAIM

Au troisième trimestre, le prix moyen des logements anciens s’affichent en très légère hausse, estime la Fédération nationale des agences immobilières (Fnaim), qui s’attend à une accélération des transactions dans les prochains mois. La hausse atteint 2,5% pour les appartements alors que les prix des maisons sont restés stables. « La baisse des prix, encore perceptible sur un quart du territoire, cède la place à une stabilité et à de nouvelles hausses », écrit la Fnaim dans un communiqué.

Avec une hausse annuelle moyenne de 0,4% sur un an, les prix des appartements sont comparables à ceux observés mi-2009 et s’établissent à un niveau supérieur de près de 4% par rapport à leur point bas du premier trimestre 2009. Sur le marché des maisons, la variation annuelle moyenne des prix, négative depuis huit trimestres consécutifs est à nouveau positive avec une hausse de 1,2%.

Dans les zones les plus tendues, comme à Paris, la tendance à la hausse des prix est nettement plus marquée avec une progression de l’ordre de 10% en glissement trimestriel (troisième trimestre 2010 par rapport au troisième trimestre 2009). « Les prix n’enregistrent désormais, en moyenne dans l’ensemble, plus aucun signe de baisse, ils progressent même de 0,8% sur un an (douze derniers mois par rapport au douze mois précédents) ».

Les baisses de taux qui se succèdent depuis janvier 2009 devraient continuer de soutenir la demande selon la Fnaim, qui table aussi sur la fin annoncée du crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunts pendant cinq ans pour accélérer la concrétisation de leurs projets par les primo-accédants. Alors que le nombre de transactions a progressé de 18% sur un an, confirmant le rebond observé depuis fin 2009, la Fédération s’attend à ce qu’il dépasse la barre des 700.000 opérations cette année. Le nouveau prêt à taux zéro (PTZ+) devrait permettre à 380.000 ménages modestes d’accéder à la propriété dans le neuf comme dans l’ancien en 2011, rappelle la Fnaim.

Toutefois, « tout mouvement de hausse généralisée des prix peut être écarté aujourd’hui », ajoute la Fédération qui souligne que la période actuelle est plus favorable à la vente qu’à l’achat. Les intentions d’achat restent stables par rapport à celles mesurées en début d’année, 15% des Français déclarant toujours souhaiter acheter un bien immobilier (tous marchés confondus) dans les trois ans à venir, dont 5% dans les 12 prochains mois.

 

Source : latribune.fr avec Reuters

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